Il est possible d’abroger le consentement présumé, les Brésiliens l’ont fait.

Brazil abolishes “presumed consent” in organ donation

Last week the Brazilian government abolished the “presumed consent law”, which made every citizen an organ donor after death, unless there was a personal documented objection against donation. This was the most controversial part of the law on organ donation, which was passed in February, 1997 (Lancet 1997; 349: 482). Even before being passed, the law was highly criticised, especially by medical organisations, such as the Brazilian Medical Association and the Federal Council of Medicine. Most doctors were unwilling to remove organs without family consent, even if the law demanded them to do so. In practice, almost all surgeons asked for family authorisation before removing organs. To avoid this conflict, the government added a new paragraph to the law, stating that doctors should get permission from relatives to remove organs. The paragraph also states that the will of the father of the deceased person should prevail. In his absence, doctors should ask other family members, in the following order: mother, son or daughter, then spouse. Another concern with the “presumed consent law” was that it would have little impact on the number of donations in the country because of lack of infrastructure to keep a register of recipients and then notify them when an organ became available. Before the law was passed, there was a surplus of organs and a large number of potential recipients waiting for donation. This situation still exists. Although there were efforts to create an efficient national transplant waiting list, no satisfactory system was implemented. Popular imagination also played a part in the downfall of the law. Part of the population feared that their organs would be removed even before they were clinically dead. Many rushed to public offices to register themselves as non-donors, to avoid such a risk. Now the Ministry of Health expects that with increasing awareness of the problem more people will opt to be a donor.

Claudio Csillag

Le Brésil a aboli le «consentement présumé» au don d’organes. (The Lancet, Vol. 352. l4 octobre 1998) 

La semaine dernière, le gouvernement brésilien a supprimé le loi sur le consentement présumé », qui fait de chaque citoyen un donneur d’organes après la mort, sauf s’il a émis une objection personnelle documentée contre le don. Ce fut la partie la plus controversée de la loi sur le don d’organes, qui a été adoptée en février 1997 (Lancet 1997; 349: 482). Avant même d’être adoptée, la loi a été vivement critiquée, notamment par les organisations médicales, telles que l’Association brésilienne de médecine et le Conseil fédéral de médecine. La plupart des médecins ne voulaient pas prélever des organes sans le consentement de la famille, même si la loi exigeait qu’ils le fassent. Dans la pratique, presque tous les chirurgiens demandaient l’autorisation de la famille avant le prélèvement des organes. Pour éviter ce conflit, le gouvernement a ajouté un nouveau paragraphe à la loi, indiquant que les médecins doivent obtenir la permission des parents pour prélever des organes. L’article prévoit également que la volonté du père de la personne décédée doit prévaloir. En son absence, les médecins doivent demander à d’autres membres de la famille, dans l’ordre suivant: la mère, le fils ou la fille, puis son conjoint. Un autre problème concerne le « consentement présumé » : il aurait eu peu d’impact sur le nombre de dons dans le pays en raison du manque d’infrastructures pour tenir un registre des bénéficiaires et pour les aviser quand un organe est devenu disponible. Avant que la loi ait été adoptée, il y avait un excédent d’organes et un grand nombre de bénéficiaires potentiels en attente pour un don. Cette situation existe encore. Bien qu’il y ait eu des efforts pour créer une liste d’attente nationale de transplantation efficace, aucun système satisfaisant n’a été mis en œuvre. L’imagination populaire a également joué un rôle dans l’abrogation de la loi. Une partie de la population craignait  que les organes soient prélevés avant même qu’ils soient cliniquement morts. Beaucoup s’étaient précipités dans les officines publiques pour  se faire enregistrer comme non-donneurs, afin d’éviter un tel risque. Maintenant, le ministère de la Santé s’attend à ce qu’avec une conscience croissante du problème davantage de personnes choisissent d’être un donneur. 

 



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